Jeux de coopération

34 jeux de coopération et de cohésion.

Un jeu de coopération, c'est un jeu où personne ne gagne contre personne : le groupe réussit ensemble, ou il échoue ensemble. C'est l'outil le plus rapide pour souder une équipe, créer de la cohésion en début de séjour, ou remettre un groupe d'aplomb après une dispute. Les 34 jeux ci-dessous sont testés en centre de loisirs et en périscolaire, expliqués étape par étape, avec le schéma du terrain et la vidéo.

Jeux expliqués pas à pasMis à jour régulièrement
Jeux de coopération pour l'animation : des enfants qui s'entraident pour réussir ensemble

Comment lire cette page. Chaque jeu est rangé une seule fois, à l'âge où il marche tel quel, sans adaptation. Si tu animes des 7 ans, ne t'arrête pas à la dernière section : les 20 jeux au-dessus marchent aussi, ils démarrent simplement plus tôt. Tu peux aussi chercher dans tous les jeux du site par âge, durée et matériel : passe par Trouve ton jeu d'animation.

3-4ans

Jeux de coopération à partir de 3 ou 4 ans3 jeux

Faire la même chose en même temps, c'est déjà coopérer. À cet âge il faut un objectif commun et visible : remplir un seau, franchir une ligne tous ensemble, ne pas faire tomber l'objet.

5-6ans

Jeux de coopération à partir de 5 ou 6 ans17 jeux

L'enfant commence à tenir un rôle qui n'est pas le même que celui du voisin. Il accepte d'attendre son tour, de guider quelqu'un, de porter à deux. C'est l'âge où la coopération devient une vraie répartition.

7ans

Jeux de coopération à partir de 7 ans14 jeux

Le groupe peut maintenant se donner une méthode avant de commencer, et la corriger en cours de route. C'est là que les jeux à stratégie collective prennent tout leur sens, et que l'échec devient discutable au lieu d'être subi.

Mon avis d'animateur

Un jeu de coopération se joue rarement bien du premier coup. Les trois premières minutes, deux ou trois enfants prennent la main et les autres suivent sans rien décider. Ce n'est pas grave, c'est même normal. Ce qui compte, c'est la deuxième manche : je relance en changeant une seule chose, par exemple en interdisant de parler, ou en demandant à ceux qui menaient de ne plus donner de consigne. Le groupe est obligé de se réorganiser, et là tout le monde entre vraiment dans le jeu.

L'autre réflexe, c'est de vérifier que le défi est vraiment infaisable tout seul. Si un enfant costaud peut y arriver pendant que les autres regardent, ce n'est plus de la coopération, c'est une démonstration devant du public.

Les questions qu'on me pose

Celles qui reviennent en réunion d'équipe et en formation BAFA.

Jeu de coopération, jeu de cohésion : c'est la même chose ?

C'est le même jeu, ce n'est pas le même objectif. Un jeu de coopération se définit par sa mécanique : dans son équipe, personne ne peut y arriver tout seul, il faut s'organiser à plusieurs. Qu'il y ait une équipe en face ou non ne change rien, beaucoup de mes jeux de coopération se jouent équipe contre équipe. Un jeu de cohésion se définit par ce que tu en attends : souder un groupe qui vient de se former, réparer une ambiance, faire se parler des enfants qui s'ignorent. Tu utilises les mêmes jeux, mais tu les places à des moments différents et tu n'en parles pas pareil à la fin. J'ai rassemblé ceux qui marchent le mieux pour ça, en piochant aussi dans les relais et les poursuites, sur la page 39 jeux de cohésion.

Comment j'évite que ce soit toujours les mêmes qui décident ?

Retire la parole aux plus bavards, littéralement. Une manche où personne n'a le droit de parler, une autre où seuls ceux qui n'ont pas encore parlé peuvent donner une consigne, une troisième où le meneur porte un foulard et change à chaque tentative. Ce n'est pas une punition, c'est une contrainte de jeu de plus, et les enfants l'acceptent très bien quand elle est annoncée dès le départ.

Ça marche pour souder un groupe qui vient de se former ?

C'est exactement l'usage. Le premier jour d'un séjour ou d'un accueil, commence par un jeu où l'objectif est visible et rapide à atteindre : tout le monde réussit dans les cinq minutes, et le groupe a un premier souvenir commun. Garde les jeux longs à rôles pour le troisième ou quatrième jour, quand ils se connaissent assez pour se répartir les tâches sans se disputer.

Combien de temps ça prend ?

Le jeu lui-même, cinq à quinze minutes. Mais compte toujours cinq minutes de plus à la fin pour en parler, sinon tu perds l'essentiel. Un jeu de coopération enchaîné sur un autre sans temps d'échange, c'est juste un jeu de plus : les enfants se sont amusés, et rien n'a bougé dans le groupe.

Ça marche avec des 3-5 ans ?

Oui, à condition d'oublier la répartition des rôles. Avant 5 ans, la coopération se limite à faire la même chose en même temps vers un but visible : la pile qui monte, le seau qui se remplit, la ligne que tout le monde franchit. Trois jeux de cette page démarrent à 3 ou 4 ans. Les rôles distincts et la négociation, c'est à partir de 6 ans.